Les Interventions Non Médicamenteuses : Thérapies Comportementales et Formations Clés
Psychoéducation et formation des parents
La psychoéducation fournit une information claire et structurée sur le TDAH, expliquant le déficit d'attention et les troubles associés. Cette thérapie aide les enfants, les adultes et leur famille à comprendre le trouble et à adopter des stratégies pour améliorer leur vie quotidienne. Les Programmes d'Entraînement aux Habiletés Parentales (PEHP) proposent une formation aux parents afin de mieux gérer le comportement de l'enfant atteint de TDAH.
La thérapie comportementale cognitive (TCC)
La thérapie comportementale est une méthode éprouvée pour traiter les troubles liés au TDAH. Elle vise à corriger les comportements liés au déficit d'attention, comme la procrastination ou le manque d'organisation, en offrant des outils pratiques pour la gestion du temps et le contrôle des impulsions. Cette thérapie comportementale est efficace à tout âge et peut être complétée par une médication prescrite par un médecin.
Techniques complémentaires et approches alternatives
Certaines techniques comme le neurofeedback ou la remédiation cognitive cherchent à améliorer les fonctions exécutives affectées par le déficit d'attention. Toutefois, ces approches ne remplacent pas la thérapie comportementale ni la médication, qui restent les traitements les plus validés pour réduire les troubles du TDAH.
Activité physique et interventions émergentes
Des études récentes montrent que l'activité physique structurée améliore certaines fonctions cognitives altérées par le déficit d'attention, contribuant à réduire les troubles dans la vie quotidienne des enfants et adultes atteints.
Les Traitements Médicamenteux : Rôle, Types et Précautions
Psychostimulants : premiers médicaments prescrits
En France, les psychostimulants comme le méthylphénidate (Ritaline, Concerta) sont les principaux médicaments utilisés lorsque la seule thérapie comportementale ne suffit pas à contrôler les symptômes. Ces médicaments ciblent directement le déficit d'attention et les troubles associés, améliorant ainsi la concentration et réduisant l'hyperactivité. La médication doit être prescrite et suivie par un médecin en raison des effets secondaires possibles.
Alternatives non stimulantes
Si le méthylphénidate est mal toléré, le médecin peut proposer d'autres médicaments comme l'atomoxétine ou la clonidine. Ces traitements modulent aussi la chimie cérébrale pour atténuer les troubles du TDAH liés au déficit d'attention.
Lisdexamfétamine : un médicament réservé
Ce médicament est disponible dans certains pays pour les cas résistants, mais reste limité en France, surtout chez l'adulte. Son usage est réservé aux situations où la combinaison de la thérapie comportementale et des autres médicaments n'a pas suffi à améliorer la vie.
Diagnostic et Suivi : Recommandations Pratiques en France
La Haute Autorité de Santé préconise une prise en charge pluridisciplinaire dès le diagnostic, avec un médecin, un psychologue, un ergothérapeute et d'autres spécialistes. Avant de commencer une médication, il est recommandé de privilégier une thérapie comportementale adaptée à l'âge, ainsi que des adaptations scolaires ou professionnelles pour limiter les troubles. Un suivi médical régulier par un médecin garantit une bonne gestion de la médication et des effets sur la vie.
En Résumé
La combinaison d'une thérapie comportementale avec une médication bien encadrée par un médecin est la meilleure approche pour réduire les troubles causés par le déficit d'attention. Cette stratégie adaptée à chaque âge, enfant ou adulte, aide à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de TDAH. En France, cette prise en charge globale repose sur une collaboration entre professionnels de santé et familles.


